Apprendre en pratiquant
J’ai commencé à 16 ans. Au début, je pratiquais sur ma famille et mes amis, jusqu’à ce qu’ils finissent par en avoir assez de servir de cobayes. Alors j’ai pris une pancarte « gratuit » et je suis allé dans la rue. J’abordais des inconnus pour leur proposer des expériences d’hypnose.
Je voulais comprendre comment cela fonctionnait, ce qui faisait qu’une induction prenait avec une personne et pas avec une autre, et surtout apprendre en pratiquant. Cette curiosité ne m’a jamais vraiment quitté.
Élargir le regard
Après un DUT en communication puis un BTS en œnologie, je suis parti à Paris me former pendant deux ans à l’ARCHE, l’Académie de Recherche et de Connaissance en Hypnose, notamment auprès de Kevin Finel. En parallèle, j’ai exploré d’autres approches : EFT, Gestalt, coaching, puis psychologie.
J’ai ouvert mon cabinet en 2015 et, assez vite, j’ai découvert quelque chose d’important : l’hypnose est un outil formidable, mais ce n’est qu’un outil. C’est en partie pour cette raison que j’ai repris des études de psychologie jusqu’en L3. J’avais envie de mieux comprendre ce qui se joue derrière les techniques et de regarder ma propre pratique avec davantage de recul.
Depuis, je continue à me former, à lire, à expérimenter et surtout à pratiquer. J’aime comprendre comment les choses fonctionnent, les mettre à l’épreuve et parfois constater qu’elles fonctionnent moins bien que ce que l’on raconte. Je m’intéresse à l’hypnose, bien sûr, mais aussi à la psychologie, à la communication, aux relations humaines et à la manière dont nous construisons notre réalité.
Transmettre ce que la pratique enseigne
J’ai donné des cours d’hypnose en école d’infirmières, animé des conférences et des ateliers sur l’hypnose et l’autohypnose, et proposé des formations d’hypnose ludique et d’hypnose de rue.
Pendant le Covid, j’ai fondé Hypnose Factory avec Jean-Yves. Au départ, c’était surtout une manière de continuer à pratiquer. C’est devenu un lieu où nous avons pu expérimenter, échanger et, progressivement, apprendre à transmettre.
L’outil au service de la personne
Dans ma façon de travailler, je ne cherche pas à « reprogrammer » quelqu’un. Je ne crois pas non plus qu’il existe une technique capable de tout régler. Une personne n’est pas une machine sur laquelle il suffirait d’appuyer sur les bons boutons.
Je vois plutôt la thérapie comme une rencontre et une recherche à deux. Vous êtes la personne qui connaît le mieux votre expérience, même si vous ne savez pas toujours quoi en faire. Mon travail consiste à vous aider à regarder certaines choses autrement, à expérimenter de nouvelles possibilités et, parfois, à découvrir que ce qui semblait impossible ne l’est pas forcément.
L’hypnose peut alors devenir un formidable moyen d’explorer ces possibilités. Mais elle reste au service de la personne, et non l’inverse.
C’est probablement ce qui m’intéresse le plus dans ce métier : continuer à chercher, avec chaque personne, ce qui peut réellement lui être utile.